La Croisière Toxique se torpille!

Huitième édition et clap de fin pour les Croisières Toxiques, qui vous invitent à se torpiller en beauté! On vous donne rendez-vous pour une dernière édition ce 26 octobre, de 13h30 à 17h30.

Attention, exceptionnellement l’embarquement et le débarquement se feront au parc de la Boverie, à côté de la « tour cybernétique », au pied de la passerelle.

La croisière sera suivie du vernissage de l’expo « La croisière se torpille », d’une projection spéciale, d’un souper et d’une petite fête à la MMIL…

Infos et billeterie : https://tickets.certaine-gaite.org

D’abord, il y avait une vallée, creusée par la Meuse, dont le limon fertilisait les terres alentour. Puis la vallée devint industrielle, le cours du fleuve fut rectifié ; de précieux minerais furent extraits des entrailles de la terre ; l’atmosphère s’emplit de gaz et de poussières. Enfin, il y eut des friches, des espaces abandonnés, désaffectés puis réaffectés….

La croisière toxique est une enquête fluviale, une archéologie du passé qui se construit au fil de l’eau et des récits de nos trois guides – Anne Stelmes [1], Arnaud Péters [2] et Alexis Zimmer [3] – pour faire émerger, au milieu d’un imposant paysage, une histoire conflictuelle de l’industrialisation de la vallée de la Meuse.

À rebours d’une lecture nostalgique, héroïque et technophile de l’histoire du bassin liégeois, les croisières toxiques explorent d’autres registres de sensibilité et de rapport aux friches industrielles qui façonnent le bassin mosan.

Comment défaire le caractère d’évidence de l’histoire et permettre son héritage et sa réappropriation ? Comment rendre le territoire à nouveau polémique ? Comment rendre au bassin et à son évolution un sens échappant au discours politique lancinant sur la crise ou la reconversion ?
En voguant au milieu des traces de notre passé, c’est bien des outils pour comprendre notre présent et imaginer notre futur que nous cherchons à construire.

[1] Responsable scientifique des collections à la Maison de la Métallurgie et de l’Industrie de Liège (MMIL).

[2] Historien au Centre d’histoire des sciences et des techniques, ULiège

[3] Biologiste et philosophe, auteur de Brouillards toxiques chez Zones Sensibles (2016)

« D’où vient le vent? » à Bastogne

Du 8 septembre au 27 octobre 2019
Vernissage : le Dimanche 8 septembre à 15h

Télécharger l’invitation en PDF

L’idée d’inviter des artistes actuels à créer des girouettes est une volonté de trouver des formes esthétiques qui articulent tradition et modernité. La volonté est d’ancrer une création actuelle dans une culture populaire en prenant un objet qui montre la direction du vent et qui jadis permettait d’orienter les navires. Arrivées dans nos contrées par les peuples vikings, la girouette a progressivement intégré nos paysages et les clochers, contribuant à une faculté collective de perception de « D’où vient le vent »?

Luc Navet

…Il est besoin de revenir à une spatialisation des besoins humains qui ait du sens, de reconstruire une boussole efficace pour décider quelle orientation donner à nos vies communes…

Tout cela, ce que dressent et imaginent ces girouettes, il faut le regarder et le lire en même temps que le paysage, dont chaque élément évoque des gestes, des faire, humains, animaux, végétaux: étendue d’herbes rases ou en touffes, trèfles fanés, palettes verticales ou horizontales, laines, sabots, brebis, béliers, baignoire, bassine, clôtures à mailles fines ou larges, orties, billots de bois, tronc mort, banc en planches, buissons sauvages ou fruitiers, verger aligné, plantes séchées, blocs de pierre, feuilles de courge flapies par premier gel, bleu des poireaux, maïs en pagaille, rames d’haricots, brassée de perches, serre en plastique, meule de foin bâchée, meule de foin non bâchée, mangeoire pour bétail, choux verts, graminées en graines, bourrache pervenche aux poils argentés, salades montées… L’ensemble de ces formes et mouvements, naturelles et culturelles, cogitent ensemble, cherchent ensemble d’autres esthétiques et formes de vie.

Pierre Hemptinne


Ciné plein air ce vendredi 30/8

Rencontre au potager collectif de Kachinas situé derrière l’école du Fourneau pour y échanger, flâner, rêver…
Projection plein air dès 21h30 du film L’Ile aux fleurs (Brésil, 1989, 12 min) puis d’un court métrage de Laurence Demaret ramenez vos plaids:)
Pique-nique en mode auberge espagnole pour celles et ceux qui le souhaitent.
Pour une meilleure organisation, merci de vous annoncer au 0488/47 52 51 ou sur la page facebook https://www.facebook.com/kachinasmarchin

Vendredi 31 mai au Bistro: rencontre avec Didier Demorcy

Chères amies et chers amis,

Le vendredi 31 mai prochain aura lieu notre Bistro annuel et nous nous réjouissons très fort de vous y voir!

Pour l’occasion, on se donne rendez-vous à partir de 18h30 pour partager ensemble un menu découverte, saisonnier, plein de surprises!

Didier Demorcy viendra pour l’occasion, avec ses talents de conteurs, nous raconter des histoires de domestications croisées, où il sera question de l’invention de la bière et des villes, mais également d’espèces compagnes, de loups et de moustiques, de plantes devenues céréales, de gouvernement et de fabrication de pains… à 20h (durée: 1h20 + discussion). 

Merci de signaler votre présence, si possible, à francois@kachinas.be ou au 0494/59.31.69.

Comme chaque année, Nicolas Fanuel, notre bibliothécaire de luxe, proposera quelques ouvrages à feuilleter, qu’il sera possible de louer par la suite. Merci au Centre culturel de Marchin d’accueillir cet événement cette année encore. 

D’où vient le vent?

Du 17 septembre au 18 novembre 2018
Vernissage : le Dimanche 16 septembre de 11 à 17h

L’exposition aura lieu dans le terrain public qui était auparavant une vaste prairie non exploitée. Avec l’occupation par le collectif Kachinas, celui -ci a pu renaître et s’enrichir d’une belle diversité écologique. C’est maintenant un jardin partagé, un verger, une pâture… espaces autour desquels s’est constitué un collectif dont l’identité réside dans le fait de partager la culture et les savoirs-faire potagers, l’élevage et la pratique culturelle. Ce lien entre la vie et la pratique artistique se fait ainsi au grand air et nombreux sont les Marchinois-e à arpenter ce lieu, qui devient un objectif de promenade. Ils empruntent le petit chemin coupant le terrain en deux et qui relie entre elles deux implantations scolaires. Peu à peu, sauf pour l’élevage, les clôtures ont été démontées, pour permettre l’accès à ce terrain communal qui est un bien collectif.

La girouette articule tradition et modernité. Ce motif persiste à travers le temps et a imprimé sa marque dans la culture populaire. Sa fonction consiste à indiquer la direction du vent. La girouette permettait jadis permettait d’orienter les navires. Arrivée dans nos contrées par les peuples vikings, elle a progressivement intégré nos paysages et les clochers, contribuant à une faculté collective de perception de « où vient le vent ». 

L’exposition « D’où vient le vent? » vise à toucher la population locale avec des créations contemporaines déclinées autour d’un objet familier. La girouette, dans la tradition, montre une iconographie en lien avec le pays : chez nous en Wallonie, le coq ; en Flandre, le lion ; en Allemagne, le loup, etc. Lorsqu’elle prend la forme du coq, dans nos contrées, il est généralement représenté chantant contre le vent dominant.

 

De la fourche à la fourchette

Le 24 mai de l’an de grâce 2018, Kachinas s’est déplacé, en la personne de votre serviteur, à l’asbl Devenirs en son centre de Strée pour y accompagner la classe de première année de l’école primaire St Martin de Nandrin.

25 enfants accompagnés de leurs institutrices et leur directeur ont été initiés à la découverte du maraîchage biologique, de la fourche à la fourchette.

Christophe de l’asbl Devenirs et Sergio de l’asbl Kachinas leur ont fait découvrir le cheminement de la graine au légume,  les quatre éléments nécessaires à leur bon développement ( la terre, l’eau , l’air, le soleil), les différents types de légumes (légumes -feuilles, légumes-fruits et légumes-racines), les animaux et insectes utiles au jardin et les associations de plantes amies.

Les enfants ont tamisé le terreau, semé en pots  et arrosé des graines de petits pois et  de radis qu’ils ont pu emporter à la maison. Ils ont visité les serres, les cultures, les petits fruitiers. Ils ont découvert les saveurs des plantes (le doux, l’amer, l’acide); les parfums de l’aneth, de la menthe, du basilic.

Ils ont découvert les larves qui ont colonisés les hôtels à insectes et le compost-fumier qui nourrit le sol.

Ils emporteront  chacun près de leurs parents  le mesclun (mélange (mesclun, en niçois) de salades de senteurs diverses, les unes douces, les autres amères, provenant du potager ).

Le midi le repas pris sur place dans le restaurant de la cuisine de collectivité leur a été concocté par Joël, le chef cuisinier, grâce aux excellents produits issus du maraîchage bio.

Et ils se sont régalés.

Par Sergio Decosta


Vendredi 2 mars au Bistro: la colonisation du savoir et des plantes médicinales!

Chères amies et chers amis,

Le vendredi 2 mars prochain aura lieu notre Bistro annuel et nous nous réjouissons très fort de vous y voir! Merci de signaler votre présence, si possible, à francois@kachinas.be ou au 0494/59.31.69 (pour avoir une idée).

Pour l’occasion, on se donne rendez-vous à partir de 18h30 pour partager ensemble un chili con carne (mémorable) ou chili sin carne pour les végétariens (et non moins mémorable!).

Dès 20h, nous aurons le grand plaisir de rencontrer Samir Boumediene qui s’est intéressé, dans un livre incroyablement riche et vivant, à la façon dont la colonisation des Amériques a pillé les savoirs et savoirs-faire indigènes. Comment a-t-on, en Europe, inventé le tabac, le chocolat, la quinine, et tant d’autres? Son ouvrage est paru aux jeunes mais néanmoins audacieuses Editions des mondes à faire. Pour en savoir plus, lire cet article paru sur le site Lundi Matin.

Comme d’habitude, Nicolas Fanuel de la bibliothèque proposera quelques ouvrages à feuilleter, qu’il sera possible de louer.

Croisière toxique #3

Jamais 2 sans 3 !

Suite au sold-out de septembre, la Croisière Toxique naviguera à nouveau entre Liège et Seraing ce samedi 14 octobre!

Une occasion exceptionnelle d’embarquer pour une enquête fluviale, sur les traces des coups de force, des pollutions et des aménagements qui ont façonné la vallée de la Meuse et lui ont donné ce caractère « industriel ». Vos pilotes à bord seront Alexis Zimmer, auteur de « Brouillards toxiques » (Zones Sensibles), Arnaud Péters (historien au Centre d’Histoire des Sciences & Techniques) et Anne Stelmes (Maison de la Métalurgie et de l’Industrie).

Départ : 14h00 quai Van Beneden (en face de l’aquarium, retour à 16h30)
Prix : 9 euros

Réservations obligatoires avant le 13/10 par email: francois@kachinas.be ou par sms 0494/59.31.69.

Parce que l’écologie, ce n’est pas qu’au jardin qu’elle s’écrit, mais aussi depuis des lieux qui sont fortement marqués par leur héritage industriel et les pollutions qui en résultent. Un événement unique auquel nous sommes fiers d’être associés.

 

Et voici un bel aperçu, réalisé par les équipes D’Une certaine gaieté dans la foulée de la première édition:

Croisière toxique 2

On remet le couvert pour une seconde Croisière Toxique #2!

Parce que l’écologie, ce n’est pas qu’au jardin qu’elle s’écrit, mais aussi depuis des lieux qui sont fortement marqués par leur héritage industriel et les pollutions qui en résultent. Un événement unique auquel nous sommes fiers d’être associés.

On a simplifié le programme: croisière toxique suivie d’une fête au KulturA. On murmure même, dans les coulisses autorisées, que cela pourrait tourner en gros karaoké…

Les infos pratiques sont par ici.

 

Et voici un bel aperçu, réalisé par les équipes D’Une certaine gaieté dans la foulée de la première édition:

Rêver en commun

Et si les rêves pouvaient être partagés? Et si c’était un point de départ fiable pour les utopies?

Rendez-vous ce samedi 12 août, dès 18h30 au centre culturel de Marchin pour une soirée à la rencontre des rêves qui se font en commun. Programme et informations :

2017-08-12_Rever en commun